parfois, la photo de nuit n'est pas un objectif en soi !
Cette image fait partie d'une série de vue faites après l'ascension par la voie normale de la facile Aiguille Dibona dans les Ecrins...la lumière de la lune crée des ombres sur le premier
plan.
J'ai reçu hier mes exemplaires d'auteur du livre "Objectif Nuit"... Merci à ceux qui l'ont déjà commandé, ils le recevront très vite ! Pour les autres, suivre le lien ci-contre vers le site de
l'éditeur. Pour ce qui est des nouvelles images...j'attend toujours un créneau de beau temps nocturnes, un jour (une nuit) où je sois disponible.
Juste un petit mot aujourd'hui pour annoncer que le livre va bien arriver chez l'éditeur comme prévu vendredi, lundi au pire si le transporteur a du retard...il est encore temps de le
commander pour être servi dès parution :-)
L'une des plus formidables randonnées que j'ai jamais faite est le balcon supérieur de Tréminis, ou sentier de la Baronne.
Près de 2000m de dénivelé pour un itinéraire hors du commun, la partie la plus impressionnante étant une fine sente qui traverse une pente herbeuse inclinée au dessus de plusieurs centaines
de mètres de falaises. Pour voir une photo, c'est
ici .
J'étais parti pour bivouaquer là-haut, mais je n'ai trouvé absolument aucun emplacement plus ou moins plat faisant au moins 1.5m sur 2m, le minimum pour espérer ne pas glisser durant la
nuit...à regret je suis donc redescendu assez largement, pour finir la nuit sur le sentier, à l'endroit où il devenait plat.
Pendant que je dormais, l'appareil travaillait régulièrement...sur cette image, la lune est hors-champ, presque à contre-jour, ce qui explique que les falaises soient légèrement
éclairées.
Une question qui m'est posée par mail : comment se comportent les piles et batteries de l'appareil durant une pose longue ? Voici ce que j'ai constaté avec mes appareils (Canon EOS
argentique et numérique) :
* en argentique, tout dépend des modéles.
Sur la plupart des appareils, il faut de l'énergie pour maintenir ouvert le rideau de l'obturateur, et la dépense est donc importante. J'ai une fois vidé une batterie quasiment neuve en
une nuit ainsi sur un EOS 300.
A l'inverse, sur les appareils pros de la gamme, le blocage semble mécanique et la dépense quasiment nulle.
* en numérique, j'avoue que je ne connais pas bien le fonctionnement de l'appareil mais il est évident que la dépense est plus importante...mais les batteries bien plus puissantes aussi.
J'aii constaté, en particulier durant cette séance au Mont Aiguille où l'appareil a fonctionné quasiment en continu de 23h à 5h le lendemain, que la dépense était raisonnable par rapport aux
capacités de la batterie : je n'ai pas eu besoin de la changer, mais néanmoins elle était indiquée "faible" au matin.
Bien sûr; le froid change un peu la donne : pendant une nuit d'hiver à -15°, je serais moins optimiste...
Pour compléter cette réponse partielle (je n'ai pas chercher à faire un vrai test, et n'ai de toute manière que peu d'appareils, d'une seule marque), les retours d'expérience m'intéressant !